De Fil en Réseaux (IT)

Association De Fil en Réseaux

Représentée par : Frédéric THOMAS

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De Fil en Reseaux + Scic l’Arban -IT

PRESENTATION 

L’association De fil en réseaux correspond à une coordination de 10 structures, 6 associations et 4 entreprises, réparties sur un périmètre de 30 kilomètres autour du Lac de Vassivière, sur les 3 départements de la Creuse, la Corrèze et la Haute Vienne (au nord-ouest du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin). Elle a été créée fin 2005 en tant que structure formelle, émergeant d’un réseau alternatif informel qui existe depuis de nombreuses années sur ce territoire (le Réseau d’acteurs de la montagne limousine)

Son premier objet de travail a été l’accueil de nouveaux habitants et l’accompagnement de porteurs de projets économiques sur son territoire d’action. Depuis 2010, l’association a redéfini sa finalité, à savoir « Mettre en œuvre collectivement des alternatives sociales, culturelles, éducatives, économiques et écologiques sur notre territoire de vie et de travail dans une perspective de transformation sociale ». L’association porte de manière directe plusieurs actions propres qui seront détaillées dans la suite de ce document.

L’association a vocation à être un espace où se croisent les réflexions, les questionnements des structures membres et plus globalement des habitants de son territoire et à organiser collectivement des réponses. Par ailleurs, elle soutient ses structures membres dans la réalisation de leurs projets. Elle joue aussi le rôle de tête de réseau.

Voici la présentation de chacune des 10 structures en quelques lignes :

- le GAEC Champs Libres, à Saint Julien le Petit et Saint Moreil (87) : production maraîchère et viande bovine, le tout en biodynamie et en vente de proximité

- la SAPO Ambiance Bois à Faux la Montagne (23) : scierie raboterie, construction de maison

- la coopérative d’entrepreneur-e-s Cesam-Oxalis à Eymoutiers (87) : accompagne des entrepreneurs salariés dans un cadre collectif

- la SCIC l‘Arban à Faux la Montagne (23) : opérateur immobilier à vocation sociale en éco-construction)

- l’association les Plateaux Limousins à Royère de Vassivière (23) : lieu d’accueil pour le tourisme social, l’éducation populaire, l’animation péri et extra scolaire, l’accueil de porteurs de projet

- l’association Pivoine à Faux la Montagne (antenne à Cornil (19) avec Le battement d’ailes, et permanence à Aubusson (23) : accompagne sur le plateau de Millevaches des porteurs de projet dont les projets sont souvent considérés comme atypiques

- l’association MRJC Limousin à Guéret (23) :  oeuvre au développement du milieu rural et au maintien de la jeunesse sur les territoires ruraux. Animée par et pour des jeunes

- l’association Solidarité Millevaches à Bugeat (19) :  aide aux personnes en difficulté : retour à l’emploi, épicerie sociale, accueil de porteurs de projet…

- l’association VASI Jeunes à Vidaillat (23) : accueil de camps de jeunes, et de jeunes européen-ne-s en SVE, de toute personne portant ou non un projet ; organisation d’évènements collectifs : chantiers, rencontres, manifestations culturelles, accueil de porteurs de projet

-        l’association Contrechamps à Saint Julien le Petit (87) : programmation culturelle en milieu rural, soutien à la création, accueil de porteurs de projet.

Présentation de la SCIC l’Arban :

ACTIVITES

Sur un plan pratique, la SCIC :

 assure la production et la gestion de logements locatifs neufs ou réhabilités ;

 épaule les collectivités dans l’élaboration de projets d’urbanisme (création de lotissements, aménagement de centres-bourgs, élaboration de Plans Locaux d’Urbanisme, …) ;

 accompagne des démarches collectives d’habitat (habitat groupé, coopératif) ;

 anime des réflexions et réalise des études touchant à l’éco-habitat et l’urbanisme.

DES VALEURS …

ü  « Réfléchir ensemble, faire ensemble pour vivre ensemble »

Considérant que les méthodes participatives sont les plus à même de produire de l’intérêt collectif et de faire émerger des projets au plus près des réalités et des attentes locales, l’ARBAN s’appuie autant que possible sur des groupes « projet » ouverts aux acteurs locaux, citoyens compris, et ne restreint pas la réflexion aux seules catégories des élus et des « experts ».

ü  La SCIC comme outil de développement local

En mobilisant en priorité des ressources locales (humaines, financières, techniques), l’ARBAN entend contribuer au développement du territoire et à l’évolution des politiques publiques en matière d’habitat et d’aménagement. En ce sens, elle se définit comme un outil de développement local.

ü  Favoriser les innovations sociales : habitat groupé, participatif …

La montagne limousine attire aujourd’hui des groupes ou des individus en recherche d’alternatives au système social et économique dominant, désirant habiter de façon plus collective. Persuadée de la plus-value de ces approches qui permettent de développer l’entraide et l’urbanité, l’ARBAN se positionne sur l’accompagnement de projets d’habitat groupé, participatif.

ü  Produire un urbanisme et un habitat à faible impact environnemental

IL’ARBAN préconise et produit un habitat et un urbanisme sobres sur les plans énergétique et spatial, privilégie les matériaux locaux, le recours aux compétences locales, les ressources et matériaux renouvelables, sans incidence pour la santé humaine, produisant peu de gaz à effet de serre.

 SITE WEB : www.defilenreseaux.org

 

ENJEUX ET QUESTIONNEMENTS

-          GOUVERNANCE : la structure associative française est une structure légère qui permet d’associer facilement des individus porteurs de projets, sans apport de capital nécessaire. Cependant, la dynamique collective engendrée par une association n’est pas toujours évidente à entretenir. De plus, afin de répondre à un besoin collectif ou servir un intérêt général, l’association a souvent besoin d’une autonomie qui ne doit pas se plier aux intérêts privés via le mécénat, ni aux intérêts politiques. Elle doit donc trouver soit des financements publics ou privés qui lui permettent de rester indépendante, ou devenir autonome financièrement.

=>  Comment font les Italiens et les Espagnols  pour initier puis entretenir durablement une dynamique collective, capable d’être viable et  autonome économiquement et vivante démocratiquement ?

-          TERRITOIRES : La situation territoriale du Plateau de Millevaches est particulière. Elle possède une très faible densité : par conséquence, il n’est pas toujours possible pour les entrepreneurs de trouver un marché sur le Plateau. La relation ville (bassin de population)-campagne et l’ESS sont donc des enjeux importants pour le développement de ce territoire.

=> Quel type de relation ville-campagne peut favoriser les initiatives et le dynamisme économique et social rural ?

 

-          HABITAT : L’éco-quartier est une réponse à la problématique du logement, mais est aussi une opération de grande ampleur. Autre remarque, il n’existe pas de structure juridique spécifique en France pour l’habitat collectif.

=> Existe-t-il des sociétés coopératives du bâtiment capables d’accompagner les éco-constructeurs ? Comment faciliter les initiatives d’habitat collectif ?

 

-          CIRCUITS-COURTS (CONSOMMATION) : Beaucoup de circuit-courts et de vente directe du producteur au consommateur existent, mais concernent principalement certaines fermes qui ont la capacité d’animer une boutique ou d’être présentes sur les marchés.

=> Peut-on imaginer des circuits courts pour l’artisanat d’art, le tourisme solidaire et durable, le bois ? Ceci permettrait de faire connaître les régions rurales et trouver des débouchés pour favoriser la création d’activités dans ces zones …